Guerre entre la Russie et l’Ukraine : des prémices dès 2010

Guerre entre la Russie et l’Ukraine : des prémices dès 2010

C’est le 24 février que Vladimir Poutine a annoncé le début de l’attaque militaire en Ukraine. Depuis, de nombreux bombardements ont eu lieu et surtout les attaques ont provoqué la mort d'une centaine de soldats et de civils. Entre l’OTAN, les territoires séparatistes et Vladimir Poutine : retour sur les racines de ce conflit aux allures de guerre mondiale.

Située entre la Russie et l’Europe, l’Ukraine est très souvent appelée l’État tampon. Sa population est divisée. La majorité de ses 44 millions d’habitants est pro-occidentale, alors qu'une minorité, russophone et habitant à l'Est, est dite "pro-russes". Mais l’animosité entre les deux groupes s’est accentuée lors de l’élection du président Viktor Louchtchenko, qui est quant à lui qualifié de pro-occidental. Et c’est cet évènement qui marque les débuts du rapprochement entre Kiev, l'Union-Européenne et l'Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN). Mais en 2010, un retour en arrière a lieu puisque Viktor Lanoukovitch, "pro-Moscou", est élu à la tête du gouvernement ukrainien.

La Guerre de Donbass

Par la suite, il refuse de signer l’accord d’association avec l’U.E. Cette décision n’est alors pas sans conséquences puisque la population pro-européenne déclenche une révolution, qui se termine par la chute du président Lanoukovitch. C’est là que la Russie entre en jeu. En effet, cette destitution est considérée comme un "coup d'État" côté russe, et le gouvernement décide alors d’intervenir. Vladimir Poutine proclame dans un premier temps, la République populaire de Donetsk, puis celle de Lougansk. Une guerre éclate, celle de Donbass et le dirigeant russe en profite pour annexer la Crimée, péninsule ukrainienne. Mais la situation se calme en 2015, avec les Accords de Minsk qui actent un cessez-le-feu dans le Donbass

Rupture des Accords de Minsk

Depuis 2020, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, prend de plus en plus part aux exercices conjoints de l'Otan, ce qui est vécu comme une provocation côté russe. Ces derniers estiment que les Occidentaux ne respecteraient pas "la promesse" qu'ils auraient faite de ne pas étendre l'Otan vers l'Est. Vladimir Poutine a alors décidé d’envoyer ses troupes armées à la frontière pour exercer une pression. Son intention était que l’OTAN assure sa non expansion à l'Est et la garantie que l'Ukraine et la Géorgie n’y entreraient jamais, ce qui a été catégoriquement refusé par l’organisation. Ainsi, une course à la diplomatie a été lancée par les pays européens pour éviter un conflit armé jusqu’à ce jour.

 

Cécilia BARRÉ